Démarches & conseils

Impôts et taxes après un décès

Lorsqu’un proche décède, les héritiers doivent gérer plusieurs démarches fiscales obligatoires : informer l’administration fiscale, déclarer les revenus du défunt, payer les droits de succession et régler les éventuels impôts impayés. Bien les comprendre permet d’éviter pénalités et complications.

📋 À retenir
  • Informer l’administration fiscale du décès dès que possible pour stopper les prélèvements automatiques.
  • Une déclaration de revenus couvrant la période du 1er janvier jusqu’au jour du décès doit être déposée.
  • La déclaration de succession est obligatoire dans les 6 mois (ou 12 mois si décès à l’étranger).
  • Les droits de succession varient selon le lien de parenté et les abattements applicables (ex : 100 000 € par enfant).
  • Un paiement échelonné ou différé des droits de succession est possible sur demande.

Déclarer le décès auprès des services fiscaux

La première étape consiste à informer l’administration fiscale du décès. Documents nécessaires : acte de décès délivré par la mairie, et documents d’identité du défunt si demandés. Cette démarche stoppe les prélèvements automatiques, met à jour la situation fiscale du foyer et enclenche le calcul des futures déclarations.

La mairie transmet automatiquement l’information, mais il est conseillé d’en informer également l’administration fiscale via l’espace particulier du défunt lorsqu’il existe.

Déclaration des revenus du défunt

Les héritiers doivent réaliser la déclaration de revenus de l’année du décès, couvrant les revenus perçus du 1er janvier au jour du décès : pensions, salaires, rentes, allocations, revenus du patrimoine (loyers, dividendes, etc.).

Si le défunt avait un espace fiscal en ligne, la déclaration peut être faite directement depuis celui-ci. Sinon, un formulaire papier peut être envoyé au centre des finances publiques. La déclaration doit être faite dans les délais habituels, lors de la campagne annuelle d’impôt sur le revenu.

Taxes locales : taxe foncière et taxe d’habitation

Taxe foncière : elle reste due pour l’année entière suivant le décès si le défunt était propriétaire du logement. Taxe d’habitation : elle est due uniquement si le défunt occupait encore le logement au 1er janvier de l’année du décès. Les héritiers peuvent échanger avec l’administration fiscale si le logement est vide.

Les droits de succession

Les droits de succession dépendent de la valeur du patrimoine transmis, du lien de parenté et des abattements fiscaux. Un notaire accompagne les proches pour calculer les droits dus. Des abattements peuvent être appliqués (exemple : 100 000 € par enfant en ligne directe). Dans certains cas, un paiement différé ou fractionné est possible.

TVA et revenus professionnels

Si le défunt exerçait une activité professionnelle (artisan, commerçant, indépendant), des démarches fiscales supplémentaires sont obligatoires : déclaration de cessation d’activité, paiement des dernières cotisations, déclaration de TVA si nécessaire, transmission des documents comptables aux héritiers.

Impôts encore dus ou majorations éventuelles

Certaines situations peuvent entraîner des régularisations : impôts impayés, retards de paiement, ajustement de prélèvements automatiques. Les héritiers sont responsables dans la limite de l’actif de la succession, sauf s’ils refusent la succession ou l’acceptent à concurrence de l’actif net.

Aides et solutions pour alléger la charge fiscale

Dans certains cas, il est possible de demander un paiement échelonné des impôts, un paiement différé des droits de succession, des délais supplémentaires en cas de difficulté financière, ou un accompagnement gratuit auprès d’un conseiller fiscal ou du notaire.

Questions fréquentes

La première étape consiste à notifier les services fiscaux du décès. Cela permet de suspendre les prélèvements automatiques et de mettre à jour les informations fiscales du foyer.
Oui, dans certains cas, l’administration fiscale permet un paiement échelonné ou différé des droits de succession. Une demande doit être faite auprès des services fiscaux pour obtenir cette facilité de paiement.
Le conjoint survivant et les personnes handicapées peuvent bénéficier d’exonérations. D’autres exonérations s’appliquent en fonction de la nature des biens transmis et du lien de parenté.
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