Cimetières animaliers en France

Vous cherchez un lieu de repos pour votre compagnon, et l’idée d’un cimetière animalier vous séduit. Il existe une trentaine de sites en France, répartis inégalement selon les régions. Vous trouverez ici l’annuaire des principaux lieux, les tarifs à prévoir et les démarches concrètes. Nous vous aidons aussi à comparer cette option avec la crémation ou l’enterrement dans le jardin.

L’essentiel à retenir

  • Un cimetière animalier est un lieu privé ou associatif dédié, qui permet d’enterrer votre animal avec une concession, une pierre tombale et une tombe que vous pouvez visiter
  • La France compte une trentaine de sites, principalement en Île-de-France, dans le Grand Est et en région Rhône-Alpes
  • Comptez entre 150 et 600 euros pour une concession de 5 à 15 ans, renouvelable, plus le prix de la plaque ou de la pierre
  • Vérifiez toujours la disponibilité et les tarifs en appelant avant de vous déplacer, certains lieux ont pu fermer ou réorganiser leurs offres

Qu’est-ce qu’un cimetière animalier

Un cimetière animalier est un terrain clos, privé ou associatif, spécifiquement dédié à l’inhumation des animaux de compagnie. À la différence du jardin du souvenir d’un crématorium, où les cendres sont dispersées, vous y disposez d’un emplacement individuel. Votre animal y repose, vous pouvez y revenir, y poser des fleurs, y graver son nom.

Ces cimetières ne sont pas gérés par les communes mais par des structures privées, parfois associatives. Ils sont soumis à des règles sanitaires précises : distance des habitations, profondeur de la fosse, matériaux de la pierre tombale. L’emplacement s’achète sous forme de concession, comme pour un cimetière humain, avec une durée fixée à l’avance.

On y enterre principalement chiens et chats, mais certains acceptent aussi les lapins, cochons d’Inde, furets, oiseaux, et parfois des chevaux selon la taille du terrain. Chaque établissement a ses propres règles, à vérifier avant de vous engager.

Ce qui peut vous aider

Plaque funéraire gravée pour animal

Une plaque gravée en granit ou en métal émaillé résiste aux intempéries et permet de personnaliser la tombe avec le nom et les dates de l’animal.

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Pierre tombale ou stèle pour animal

Les petites stèles en pierre reconstituée offrent un monument durable pour la tombe, en complément ou à la place de la plaque simple.

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Vase durable pour cimetière

Un vase lesté ou fixé permet de déposer des fleurs lors des visites sans qu’il ne s’envole au vent, un accessoire discret mais utile au fil des saisons.

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Quand choisir le cimetière animalier plutôt qu’autre chose

Trois options principales s’offrent à vous : l’enterrement dans votre jardin, la crémation (individuelle ou collective), et le cimetière animalier. Chacune répond à une logique différente.

Le cimetière animalier a du sens si vous vivez en appartement, sans jardin, ou dans une maison que vous comptez quitter. Vos propres locataires futurs ne trouveront pas une tombe d’animal au fond du jardin. Cela a aussi du sens si vous voulez un lieu officiel, que vous puissiez montrer aux enfants, où vous puissiez revenir des années plus tard.

Il est moins pertinent si vous possédez un grand terrain où votre animal avait ses repères, ou si le budget serre. Dans ce cas, l’enterrement au jardin, autorisé pour les animaux de moins de 40 kg à plus de 35 mètres de tout puits ou habitation, peut être plus juste. La crémation individuelle, avec remise des cendres dans une urne, reste aussi une alternative très choisie aujourd’hui.

Annuaire par grande région

Île-de-France

Le Cimetière des Chiens d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) est le plus célèbre de France. Fondé en 1899, c’est l’un des plus anciens cimetières animaliers du monde. Il accueille aujourd’hui des milliers de sépultures, dont certaines historiques comme celle de Rintintin. Les concessions y démarrent autour de 150 euros pour dix ans. L’ambiance est à la fois patrimoniale et apaisante.

Le Cimetière animalier de Villepinte (Seine-Saint-Denis) est plus récent et plus discret. Il propose des concessions à tarif modéré pour les habitants de la banlieue nord. Site régulièrement entretenu, avec emplacements individuels et possibilité de plaque gravée.

Hauts-de-France

Le Cimetière animalier de Villeneuve-d’Ascq (Nord) dessert toute la métropole lilloise. Il propose des concessions courtes et longues, avec accompagnement pour le choix de l’emplacement. Une option pertinente pour les familles du Nord, en l’absence de lieu équivalent à Lille même.

Grand Est

Le Cimetière animalier de Folschviller (Moselle) dessert une large zone autour de Metz et Saint-Avold. Lieu paisible, boisé, avec des tarifs accessibles. C’est l’un des rares sites de la région, il reçoit des familles venant parfois de loin dans le département.

Bourgogne-Franche-Comté

Le Parc animalier de Crépey (Meurthe-et-Moselle, proche de la frontière régionale) accueille régulièrement des familles de Bourgogne-Franche-Comté. Cadre verdoyant, concessions familiales possibles, cérémonies personnalisées. Vérifiez la zone géographique couverte avant de vous déplacer.

Pays de la Loire

Le Cimetière animalier de La Meilleraye-de-Bretagne (Loire-Atlantique) est une référence pour l’Ouest. Site implanté dans un environnement rural, avec une approche souvent décrite comme humaine par les familles qui y sont venues. Concessions standard sur plusieurs durées.

Nouvelle-Aquitaine

Le Cimetière animalier de Saint-Pierre-du-Mont (Landes) dessert la zone Dax–Mont-de-Marsan et au-delà. Proposé comme alternative au retour à la nature, avec emplacements individuels et possibilité de stèle. Tarifs dans la moyenne nationale.

Occitanie

Le Cimetière animalier de Toulouse-Brax (Haute-Garonne) dessert la métropole toulousaine. Il est implanté dans un environnement préservé, avec des emplacements ombragés. Concessions proposées en durées modulables. Une option logique pour les familles du Sud-Ouest, en l’absence d’alternative à Toulouse intra-muros.

Auvergne-Rhône-Alpes

Le Cimetière Esprit Nature d’Ambérieu-en-Bugey (Ain) dessert la zone Lyon–Bourg-en-Bresse. Cadre naturel, concessions familiales, approche qui se veut proche des animaux et de leurs humains. La région Rhône-Alpes est l’une des mieux pourvues de France en cimetières animaliers, avec plusieurs petites structures à vérifier par département.

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le Cimetière animalier de Grasse (Alpes-Maritimes) est un site historique de la Côte d’Azur. Il accueille les familles de Nice, Cannes, Antibes, et au-delà. Cadre paysager typique de l’arrière-pays, concessions sur plusieurs durées, plaques et pierres personnalisables.

Autres régions : renseignez-vous

Certaines régions n’ont pas de cimetière animalier identifié, ou très peu. C’est le cas notamment de la Corse, du Centre-Val de Loire, de la Normandie ou de la Bretagne. Dans ces régions, tournez-vous vers la mairie de votre département ou vers les cabinets vétérinaires, qui connaissent souvent les options locales. Les crématoriums animaliers, présents plus largement, proposent aussi parfois un jardin du souvenir avec petite plaque.

Cette liste n’est pas exhaustive et des lieux peuvent avoir fermé ou déménagé. Vérifiez toujours auprès de la mairie de votre commune, ou par une recherche en ligne, avant de vous déplacer.

Combien ça coûte

Le budget total d’une inhumation en cimetière animalier se décompose en plusieurs postes. Le premier, la concession, est une location du terrain pour une durée fixée. Comptez entre 150 et 300 euros pour une concession courte de 5 à 10 ans. Les concessions longues, 15 à 30 ans, montent entre 400 et 600 euros selon les sites.

S’ajoute le creusement de la fosse, souvent inclus dans le forfait d’inhumation, qui tourne entre 80 et 200 euros. La plaque ou la pierre tombale est à votre charge et peut aller de 50 euros pour une petite plaque gravée à plusieurs centaines d’euros pour une stèle personnalisée.

Enfin, le renouvellement de concession, au terme de la durée initiale, est à prévoir si vous souhaitez maintenir la tombe. Il correspond généralement à un tarif proche de la concession initiale, parfois légèrement réduit. Sans renouvellement, l’emplacement peut être réattribué.

Au total, comptez entre 300 et 800 euros pour une inhumation simple avec plaque, hors transport du corps.

Les démarches concrètes

Prendre contact. Appelez le cimetière dès que possible. Les délais d’inhumation sont courts, généralement 48 à 72 heures après la mort, surtout si le corps n’est pas conservé au froid. Le gestionnaire vous expliquera les disponibilités, les tarifs, les horaires d’inhumation.

Choisir l’emplacement. Certains sites vous proposent de visiter avant, d’autres fonctionnent par attribution selon disponibilité. Si vous avez la possibilité de choisir, privilégiez un endroit ombragé, accessible, visible depuis une allée principale. C’est là que vous reviendrez.

Transport du corps. Vous pouvez transporter votre animal vous-mêmes, dans un carton ou une caisse de transport, à condition que le trajet soit direct. Certains cimetières proposent un service de ramassage payant, autour de 50 à 150 euros selon la distance. Si la mort est survenue chez le vétérinaire, ce dernier peut souvent conserver le corps quelques jours au froid en attendant l’inhumation.

Cérémonie. La plupart des cimetières permettent une cérémonie courte au bord de la fosse, avec la famille. Vous pouvez apporter des fleurs, une lecture, une photo. Certains sites proposent des cérémonies accompagnées par un officiant. Rien n’est obligatoire, tout se personnalise.

Pierre tombale ou plaque. Vous pouvez commander une plaque simple directement au cimetière, ou passer par un marbrier extérieur. Les délais vont de deux à six semaines. En attendant, une plaque provisoire ou un simple nom marqué sur bois tient la place.

Aménager la tombe avec des objets durables

Au fil du temps, l’aménagement de la tombe devient un geste d’attention régulier. Certaines familles y passent chaque mois, d’autres aux anniversaires seulement. Les objets que vous déposez doivent résister aux saisons : pluie, gel, soleil, vent.

Une plaque gravée en granit ou en pierre de lave tient des décennies. Un vase fixé ou lesté évite qu’il ne s’envole. Les fleurs artificielles de qualité résistent mieux aux intempéries que les fleurs fraîches, même si celles-ci gardent une dimension plus vivante pour les visites. Une petite lanterne solaire apporte une présence discrète, surtout à la tombée du jour.

Évitez les objets trop fragiles, les photos non protégées, les bougies classiques. Une photo sous cadre étanche, une plaque émaillée, un galet gravé durent beaucoup mieux. Vérifiez aussi le règlement du cimetière : certains limitent la taille des stèles, d’autres la nature des ornements pour garder une harmonie d’ensemble.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un cimetière animalier et un jardin du souvenir de crématorium ?

Le cimetière animalier accueille le corps de l’animal, inhumé dans une fosse individuelle avec une concession attribuée. Le jardin du souvenir, lui, est un espace où sont dispersées les cendres après une crémation collective ou où sont déposées les plaques mémoires. Dans le cimetière animalier, vous avez une tombe physique à visiter. Dans le jardin du souvenir, c’est un lieu de recueillement collectif, souvent plus abstrait, parfois sans emplacement individualisé.

Peut-on visiter la tombe quand on veut ?

La plupart des cimetières animaliers sont ouverts aux horaires de jour, comme les cimetières communaux. Certains pratiquent des horaires plus larges en été, plus réduits en hiver. Quelques sites nécessitent de prévenir à l’avance, surtout les structures associatives à petit effectif. Vérifiez les horaires affichés ou appelez avant votre première visite. Après, vous pouvez revenir aussi souvent que vous le souhaitez.

Quels sont les tarifs moyens ?

Pour une inhumation complète avec concession courte (5 à 10 ans) et plaque simple, comptez entre 300 et 500 euros. Pour une concession longue (15 à 30 ans) avec stèle personnalisée, le budget monte entre 600 et 1 000 euros. Le transport du corps, s’il est pris en charge par le cimetière, ajoute 50 à 150 euros. Les tarifs varient fortement selon les sites et les régions, comparez toujours deux ou trois devis avant de choisir.

Combien de temps dure une concession ?

Les durées les plus courantes vont de 5 ans à 30 ans, avec des paliers intermédiaires à 10 et 15 ans. La concession de 10 ans est la plus choisie, elle correspond au budget raisonnable tout en laissant le temps du deuil. Au terme de la durée, vous pouvez renouveler moyennant un nouveau paiement. Sans renouvellement dans les délais, l’emplacement est réattribué après un délai de grâce, généralement d’un à deux ans.

La pierre tombale est-elle obligatoire ?

Non, une simple plaque posée au sol suffit dans la plupart des cimetières. Elle est moins coûteuse, plus discrète, et remplit la même fonction de repère et de mémoire. Certains sites imposent tout de même un marquage minimum, ne serait-ce qu’une plaque gravée avec le nom, pour identifier l’emplacement. Vérifiez le règlement intérieur du cimetière avant de décider. Une pierre tombale reste un choix esthétique et affectif, pas une obligation.

Peut-on enlever soi-même les fleurs fanées sur la tombe ?

Oui, et c’est même attendu. Chaque famille entretient son propre emplacement : enlever les fleurs fanées, remplacer un pot, nettoyer la plaque. Beaucoup de cimetières disposent de points d’eau et de poubelles prévues à cet effet. En revanche, ne touchez jamais aux ornements d’une autre tombe, même s’ils paraissent abandonnés. Le personnel se charge de l’entretien général des allées et des zones communes, mais la tombe elle-même reste votre responsabilité.

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