Votre mari, votre femme, votre frère ou l’un de vos parents ne peut plus travailler comme avant. Une maladie, un accident, un handicap qui s’aggrave : les revenus chutent, les factures restent. Une aide existe, méconnue ou intimidante à demander : l’Allocation aux Adultes Handicapés, ou AAH.
C’est une aide financière mensuelle versée par la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) — ou la MSA pour le régime agricole — aux personnes dont le handicap réduit fortement la capacité à travailler. En 2026, elle peut atteindre 1 041,59 € par mois.
Mais l’AAH n’est pas automatique. Elle se demande auprès d’une administration spécifique, la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), avec un dossier médical et une évaluation. Les délais sont longs (4 à 6 mois en pratique), et le vocabulaire peut décourager.
Ce guide vous explique, sans jargon : qui peut en bénéficier, combien votre proche peut toucher en 2026, comment faire la demande étape par étape, et quels sont les pièges à éviter. Que vous soyez vous-même concerné·e ou que vous accompagniez un proche, vous trouverez ici les repères essentiels pour avancer.
- L’AAH (Allocation Adultes Handicapés) est attribuée à partir d’un taux d’incapacité de 50 % reconnu par la MDPH
- Montant à taux plein : 1 041,59 €/mois au 1ᵉʳ avril 2026, déconjugalisé depuis le 1ᵉʳ octobre 2023
- Demande à déposer au Cerfa 15692*01 auprès de la MDPH de votre département : compter 4 à 6 mois d’instruction
- Cumul possible avec un emploi à temps partiel et avec la MVA (Majoration Vie Autonome) sous conditions de logement
- Renouvellement à anticiper 6 mois avant l’échéance ; attribution à vie possible depuis 2019 pour les taux ≥ 80 %
Êtes-vous concerné(e) ?
L’AAH s’adresse à toute personne adulte dont le handicap — physique, mental, cognitif ou psychique — limite durablement la capacité à exercer une activité professionnelle. Si vous êtes aidant·e et que votre proche est dans cette situation, c’est lui ou elle qui est titulaire du droit. Vous pouvez l’accompagner dans les démarches, mais le dossier est à son nom.
Quatre conditions cumulatives :
L’âge : votre proche doit avoir au moins 20 ans. Exception : à partir de 16 ans, si la famille ne perçoit plus les allocations familiales pour lui ou elle.
Le taux d’incapacité, reconnu par la MDPH :
- soit au moins 80 % (handicap lourd, autonomie très réduite),
soit entre 50 % et 79 %, mais avec une condition supplémentaire : une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi (RSDAE). En clair : votre proche pourrait théoriquement travailler, mais son état de santé l’en empêche concrètement, et ce pour au moins un an.
La résidence : vivre de manière stable en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon). Pour les ressortissants hors UE, un titre de séjour valable est nécessaire.
Les ressources : les revenus de votre proche ne doivent pas dépasser certains plafonds (détaillés plus bas). Bonne nouvelle : depuis le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint ne sont plus comptés.
Pour les aidants en mode anticipation — votre proche n’a pas encore demandé l’AAH mais sa santé décline — il est utile de réunir dès aujourd’hui les justificatifs médicaux. La constitution du dossier prend du temps.
Le taux d’incapacité : comment ça marche
C’est le pivot du dispositif. Le taux d’incapacité n’est pas déterminé par votre médecin traitant ni par la CAF. Il est évalué par une équipe pluridisciplinaire de la MDPH, puis validé par une commission : la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées).
L’évaluation se fait sur la base d’un guide-barème officiel qui couvre tous les types de handicap : moteur, sensoriel, intellectuel, psychique, maladies invalidantes (Alzheimer précoce, sclérose en plaques, traumatismes cérébraux, cancers évolutifs, etc.).
Deux portes d’entrée vers l’AAH :
Taux ≥ 80 % : c’est ce qu’on appelle l’AAH-1. Le handicap a des conséquences importantes sur l’autonomie au quotidien. L’AAH peut alors être versée sans condition d’aptitude au travail. La durée d’attribution est en général de 1 à 10 ans, parfois à vie depuis 2019 pour les situations stables et durables.
Taux 50–79 % avec RSDAE : c’est l’AAH-2. Le handicap est moins lourd au sens du barème, mais empêche concrètement d’occuper un emploi normal. La RSDAE est reconnue pour 1 à 2 ans, renouvelable. Précision : une activité professionnelle à temps très partiel (moins d’un mi-temps) reste compatible si la limitation découle directement du handicap.
À retenir : un même diagnostic médical peut donner des taux différents selon les retentissements concrets dans la vie quotidienne. Ce n’est pas la pathologie qui est notée, mais ce que votre proche peut ou ne peut plus faire.
Le cas du handicap psychique (souvent oublié)
Les troubles psychiques sévères (bipolarité, schizophrénie, troubles du spectre autistique adulte, dépression résistante) représentent 25 à 30 % des dossiers AAH, mais sont rarement traités explicitement. Quelques points clés :
- Le certificat médical Cerfa 15695*01 doit idéalement être rempli par le psychiatre référent (CMP, libéral ou hôpital), pas le généraliste. Sinon la MDPH minore le taux.
- Le retentissement sur l’emploi et la vie sociale doit être détaillé : hospitalisations répétées, instabilité professionnelle, isolement, traitements lourds.
- Un bipolaire avec hospitalisations annuelles est régulièrement à 80 %+ (AAH-1). Un bipolaire stabilisé sous traitement souvent à 50-79 % (AAH-2 avec RSDAE).
Combien votre proche peut-il toucher en 2026 ?
Montant maximum : 1 041,59 € par mois, depuis la revalorisation du 1er avril 2026 (hausse de 0,8 % par rapport à 2025). Ce maximum, c’est ce qu’on appelle l’AAH à taux plein, versée si votre proche n’a aucun autre revenu pris en compte.
Si votre proche perçoit des revenus (salaire, pension, indemnités), l’AAH vient en complément, dans la limite des plafonds suivants — montants 2026 :
| Situation | Plafond annuel de ressources |
|---|---|
| Personne seule, sans enfant | 12 499 € |
| Personne seule, par enfant à charge supplémentaire | + 6 249,54 € |
| Couple, sans enfant ancien calcul conjugalisé, maintenu transitoirement si plus favorable — depuis le 1er octobre 2023, le seul plafond appliqué aux nouvelles demandes est celui du bénéficiaire : 12 499 € | 22 623 € |
La déconjugalisation, c’est quoi ? Depuis le 1er octobre 2023, la CAF calcule l’AAH uniquement sur les ressources de la personne handicapée, sans plus tenir compte des revenus du conjoint, concubin ou partenaire de PACS. C’est une réforme attendue de longue date : environ 80 000 personnes auparavant exclues sont devenues éligibles.
En pratique, la CAF compare automatiquement les deux modes de calcul (avec ou sans conjoint) et applique celui qui est le plus favorable à votre proche. Vous n’avez aucune démarche particulière à faire.
Exemple concret : votre conjointe, atteinte d’une sclérose en plaques, ne peut plus travailler. Vous gagnez 2 500 € net par mois. Avant 2023, vos revenus auraient annulé son droit à l’AAH. Depuis octobre 2023, ses propres revenus étant proches de zéro, elle peut toucher l’AAH à taux plein, soit 1 041,59 €/mois.
Comment faire la demande — étape par étape
Toutes les demandes d’AAH passent par la MDPH du département où votre proche réside. Une MDPH par département : cherchez « MDPH » + le nom du département dans un moteur de recherche, ou appelez le 3939 (Allô Service Public).
Étape 1 — Récupérer le formulaire
Le formulaire de demande est le Cerfa n° 15692*01. Vous pouvez le télécharger sur service-public.fr ou le retirer en version papier à la MDPH, en mairie, ou au CCAS. Il sert pour toutes les demandes auprès de la MDPH (AAH, mais aussi carte de stationnement, RQTH, PCH, etc.).
Étape 2 — Le certificat médical
Indispensable : le Cerfa n° 15695*01, un certificat médical détaillé à faire remplir par le médecin (généraliste ou spécialiste qui suit le handicap). Il doit dater de moins de 12 mois au moment du dépôt. Demandez à votre médecin un rendez-vous dédié — la rédaction prend du temps.
Étape 3 — Constituer le dossier
Il faut joindre au formulaire et au certificat :
– une copie de la pièce d’identité de votre proche,
– un justificatif de domicile récent,
– les comptes rendus médicaux, examens, hospitalisations récentes,
– l’avis d’imposition,
– éventuellement un projet de vie (description libre des difficultés au quotidien et des besoins).
Étape 4 — Déposer le dossier
Soit en main propre à la MDPH (gardez un récépissé), soit par courrier recommandé avec accusé de réception. Certaines MDPH proposent un dépôt en ligne — vérifiez le site de votre département.
Étape 5 — Évaluation pluridisciplinaire
L’équipe de la MDPH étudie le dossier. Elle peut demander des pièces complémentaires ou convoquer votre proche pour un entretien (à domicile, à la MDPH, ou en visio). Cette phase prend en général 2 à 4 mois.
Étape 6 — Décision de la CDAPH
La commission se prononce sur le taux d’incapacité et l’ouverture du droit à l’AAH. Vous recevez la décision par courrier. Délai légal d’instruction : 4 mois. En l’absence de réponse au bout de 4 mois, le silence vaut rejet implicite (article R241-33 CASF). Ce rejet ouvre alors un délai de 2 mois pour faire un RAPO — votre droit n’est pas éteint.
En pratique : comptez 4 à 6 mois entre dépôt et décision dans la plupart des départements. Dans les MDPH engorgées (Île-de-France, métropoles), des délais de 8 à 12 mois sont rapportés.
Étape 7 — Mise en paiement par la CAF
Une fois la décision favorable, la MDPH transmet à la CAF (ou MSA). Votre proche reçoit son premier versement sous 1 à 2 mois. Bon à savoir : l’AAH est versée rétroactivement à la date de dépôt de la demande à la MDPH, pas à la date de la décision. Les mois « perdus » pendant l’instruction sont rattrapés.
Documents à préparer
- Cerfa 15692*01 (formulaire de demande) complété et signé
- Cerfa 15695*01 (certificat médical de moins de 12 mois)
- Copie de la pièce d’identité (CNI, passeport ou titre de séjour)
- Justificatif de domicile de moins de 3 mois
- Avis d’imposition de l’année précédente
- Comptes rendus médicaux, bilans, hospitalisations, examens
- RIB pour le versement
- Le cas échéant : copie du livret de famille, jugement de protection (tutelle/curatelle)
- Projet de vie (facultatif mais conseillé) : description libre des difficultés et des besoins
Compléments à l’AAH : MVA et complément de ressources ⚠️ Attention : ce complément a été supprimé pour les nouvelles demandes depuis le 1ᵉʳ décembre 2019 (décret n° 2019-1080 du 24 octobre 2019). Seuls les bénéficiaires antérieurs continuent à le percevoir. La MVA (Majoration pour la Vie Autonome) à 104,77 €/mois le remplace pour les nouvelles attributions.
Sous certaines conditions, votre proche peut bénéficier d’un complément qui s’ajoute à l’AAH.
La Majoration pour la Vie Autonome (MVA) : 104,77 € par mois en 2026. Versée automatiquement par la CAF, sans demande à faire, si votre proche :
– perçoit l’AAH à taux plein (ou en complément d’une retraite, pension d’invalidité ou rente AT/MP),
– a un taux d’incapacité d’au moins 80 %,
– vit dans un logement indépendant,
– bénéficie d’une aide au logement (APL, ALS, ALF),
– ne perçoit pas de revenus professionnels.
C’est une aide à la vie autonome dans son propre logement, complémentaire de l’AAH.
Le Complément de ressources : ce dispositif (179,31 €/mois) a été supprimé pour les nouveaux bénéficiaires depuis le 1er décembre 2019. Les personnes qui le percevaient avant cette date conservent leurs droits, à titre transitoire, pour une durée maximale de 10 ans.
Cumul avec d’autres aides
L’AAH se cumule avec plusieurs autres dispositifs, ce qui peut significativement améliorer le budget mensuel de votre proche :
- Prime d’activité : oui, sous conditions de ressources, si votre proche travaille à temps partiel.
- PCH (Prestation de Compensation du Handicap) : oui, l’AAH et la PCH sont complémentaires (l’AAH compense la perte de revenus, la PCH finance des aides humaines, techniques ou d’aménagement du logement).
- APL/ALS/ALF (aides au logement) : oui, cumul possible.
- Pension d’invalidité : oui, si la pension est inférieure au montant maximum de l’AAH, celle-ci complète la différence.
- Retraite : l’AAH s’arrête à l’âge légal de retraite (62 ans en règle générale) pour les bénéficiaires à taux 50-79 %. Bascule possible vers l’ASI (Allocation Supplémentaire d’Invalidité) ou l’ASPA (minimum vieillesse). Pour les taux ≥ 80 %, l’AAH peut être maintenue en complément.
Ne se cumule pas avec l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), sauf pour les bénéficiaires antérieurs à fin 2016.
Recours si refus
Si la CDAPH rejette la demande (ou accorde un taux jugé insuffisant), votre proche peut contester. Étape obligatoire avant tout procès : le RAPO (Recours Administratif Préalable Obligatoire).
- Délai : 2 mois à compter de la notification de la décision.
- Comment : un courrier recommandé avec accusé de réception adressé à la MDPH, expliquant pourquoi la décision est contestée, avec pièces justificatives complémentaires si possible (nouveaux examens, expertise privée, attestations).
- Réponse : la MDPH a 2 mois pour répondre. Silence = rejet implicite.
Si le RAPO échoue, le recours suivant est judiciaire, devant le tribunal judiciaire (pôle social) compétent — délai de 2 mois après la décision de rejet du RAPO. L’aide juridictionnelle est possible. Les associations spécialisées (APF France handicap, Unapei, FNATH) accompagnent souvent les recours.
⚠️ Méfiance : aucun site officiel ne vous demande de paiement pour vous aider à faire la demande. Les démarches MDPH sont gratuites. Méfiez-vous des sites qui promettent un « accompagnement payant », un « dossier optimisé » ou un délai accéléré — c’est impossible, et c’est souvent une arnaque. Si vous avez besoin d’aide pour remplir le dossier, adressez-vous gratuitement à la MDPH elle-même, à un CCAS, à une assistante sociale de secteur, ou à une association comme APF France handicap.
Pour aller plus loin
- MDPH de votre département : tapez « MDPH + nom du département » dans un moteur de recherche, ou appelez le 3939 (service public gratuit) qui vous orientera.
- service-public.fr — fiche AAH : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12242
- monparcourshandicap.gouv.fr : portail officiel qui simplifie l’information sur tous les droits liés au handicap.
- handicap.gouv.fr : https://handicap.gouv.fr/ — actualités, textes officiels, ressources.
- Allô Service Public : 3939 (du lundi au vendredi, 8h30-19h, samedi 8h30-12h, 0,15 €/min depuis un fixe).
- Numéro national handicap : 0 800 360 360 (gratuit, plus spécialisé).
- APF France handicap : https://www.apf-francehandicap.org/ — accompagnement et conseil dans toute la France.
« L’AAH garantit aux personnes en situation de handicap un revenu minimum quels que soient les revenus du conjoint depuis la déconjugalisation d’octobre 2023. »
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Questions fréquentes
Oui, dans la limite des plafonds de ressources. Un emploi à temps partiel reste compatible avec l’AAH, surtout pour les taux 50–79 % avec RSDAE (à condition que la durée du travail soit inférieure à un mi-temps). Les revenus du travail sont déclarés à la CAF tous les 3 mois (Cerfa 15664*01 ou directement en ligne sur caf.fr — le papier devient secondaire) et viennent réduire le montant de l’AAH selon une formule d’abattement avantageuse.
Pour un taux ≥ 80 % : de 1 à 10 ans, et depuis 2019, l’attribution peut être à vie si le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement. Pour un taux 50–79 % : de 1 à 2 ans, renouvelable.
Si votre proche a un taux ≥ 80 %, l’AAH continue à compléter la retraite si celle-ci est inférieure à 1 041,59 €/mois. Si le taux est entre 50 et 79 %, l’AAH s’arrête à l’âge légal de la retraite, et il faudra basculer sur la retraite pour inaptitude.
Oui, le fait de vivre chez un proche n’est pas un obstacle. Toutefois, la MVA (Majoration pour la Vie Autonome) suppose un logement indépendant avec aide au logement à son nom — donc elle ne s’applique pas dans ce cas.
Compter 4 à 6 mois d’instruction par la MDPH, puis 1 à 2 mois de mise en paiement par la CAF. L’AAH est versée rétroactivement à partir de la date de dépôt du dossier, donc rien n’est perdu pendant l’attente.
Non. Pour l’AAH d’un majeur (20 ans+), les revenus des parents ne sont PAS pris en compte, même si l’enfant reste rattaché fiscalement au foyer. C’est lui qui doit faire sa propre demande à la MDPH et déclarer ses propres revenus (souvent 0 si pas d’activité). La déclaration trimestrielle se fait directement par lui sur caf.fr.
Oui, mais le dossier de renouvellement est plus simple (le formulaire reste le même Cerfa 15692*01). Préparez-le au moins 6 mois avant l’échéance pour éviter une rupture de versement.
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- Taux d’incapacité ≥ 80 % : l’AAH peut être maintenue en complément de la retraite à 62 ans, si la retraite est inférieure à l’AAH.
- Taux 50-79 % : bascule automatique vers la retraite pour inaptitude à 62 ans (à taux plein, sans décote, même sans tous les trimestres).
- En cas de faibles ressources, possibilité de demander en plus l’ASPA (minimum vieillesse, environ 1 034 €/mois en 2026) ou l’ASI (Allocation Supplémentaire d’Invalidité).
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📚 Sources officielles
Article vérifié le 16 mai 2026 — montants 2026 issus des barèmes officiels.