Votre père ne peut plus se laver seul. Votre mère oublie de prendre ses médicaments. Vous cherchez une aide à domicile, mais les devis tombent à 1 800 € par mois et la retraite n’y suffit pas. Ou bien votre proche entre en EHPAD, et la facture mensuelle vous donne le vertige.
L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) est faite exactement pour ces situations. C’est une aide versée par le conseil départemental, sans condition de ressources pour la demander, qui peut atteindre 2 080 € par mois en 2026 dans les cas les plus lourds. Elle finance soit des heures d’aide à domicile, soit une partie du tarif dépendance en EHPAD.
Ce guide est conçu pour vous orienter rapidement : qui peut en bénéficier, combien votre proche peut toucher selon son niveau d’autonomie (le fameux « GIR »), comment faire la demande, et quels pièges éviter. Tous les montants cités ci-dessous sont les plafonds officiels au 1ᵉʳ janvier 2026, vérifiés sur service-public.gouv.fr et pour-les-personnes-agees.gouv.fr.
L’APA est gratuite à demander — méfiez-vous des sites payants qui prétendent vous « accompagner ».
- L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) finance le maintien à domicile ou une partie du tarif dépendance en EHPAD
- Condition principale : être classé en GIR 1 à 4 par l’équipe médico-sociale du département après évaluation
- Plafonds mensuels d’aide à domicile 2026 : 2 080,33 € en GIR 1, 1 581,44 € en GIR 2, 1 143,09 € en GIR 3, 762,87 € en GIR 4
- Aucune condition de ressources mais une participation (« reste à charge ») modulée selon vos revenus
- Demande à déposer auprès du conseil départemental ; instruction en 2 mois maximum, premier versement rétroactif
Êtes-vous concerné(e) ? (Critères d’éligibilité)
Pour ouvrir un droit à l’APA, votre proche doit remplir trois conditions cumulatives :
1. Avoir 60 ans ou plus. L’âge se compte à la date de la demande. Pour les personnes plus jeunes touchées par une maladie invalidante (Alzheimer précoce, par exemple), c’est la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) qui prend le relais, demandée auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
🔄 Bascule PCH → APA à 60 ans
Si votre proche bénéficie de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) avant 60 ans, il peut choisir à 60 ans entre garder la PCH ou basculer sur l’APA. Le choix est définitif. Demandez conseil à la MDPH avant de trancher : selon le profil, l’une est plus avantageuse que l’autre.
2. Résider en France de façon stable et régulière. Cette résidence peut être :
- À domicile (le sien)
- Chez un proche aidant ou un membre de la famille
- En résidence autonomie ou résidence services seniors
- En EHPAD ou en USLD (Unité de Soins de Longue Durée)
3. Être classé en GIR 1, 2, 3 ou 4 sur la grille AGGIR (voir section suivante). Les personnes en GIR 5 ou 6 ne sont pas éligibles à l’APA. Elles peuvent en revanche solliciter une aide-ménagère via leur caisse de retraite ou via l’aide sociale départementale.
Bon à savoir : il n’y a pas de plafond de revenus pour demander l’APA. En revanche, les revenus influencent le montant restant à payer par le bénéficiaire (la « participation »). Une personne aux ressources modestes ne paiera rien ; une personne aux ressources confortables paiera jusqu’à 90 % du plan d’aide à domicile.
L’APA est aussi non cumulable avec certaines aides : PCH, Majoration pour Tierce Personne (MTP), Allocation Compensatrice pour Tierce Personne (ACTP), Prestation Complémentaire pour Recours à Tierce Personne (PCRTP), ou aide-ménagère financée par la caisse de retraite. Il faut choisir.
🤔 Estimer le GIR de votre proche en 2 minutes
5 questions oui/non :
- Se lève-t-il/elle seul·e du lit ?
- Se lave-t-il/elle seul·e ?
- S’habille-t-il/elle seul·e ?
- Se repère-t-il/elle dans le temps (jour/nuit) ?
- Gère-t-il/elle son budget et ses médicaments ?
5 oui : GIR 5-6 (pas d’APA) · 3-4 oui : GIR 4 · 1-2 oui : GIR 3 · aucun : GIR 1-2.
La grille AGGIR expliquée simplement : GIR 1 à GIR 6
La grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources) est l’outil officiel utilisé pour mesurer le degré d’autonomie d’une personne âgée. Elle classe votre proche dans un GIR, qui signifie « Groupe Iso-Ressources » — une catégorie de 1 (très dépendant) à 6 (totalement autonome).
L’évaluation se fait à partir de 17 variables (se lever, se laver, manger, communiquer, s’orienter dans le temps…), notées A (fait seul), B (fait partiellement) ou C (ne fait pas). Seules 10 de ces variables, dites « discriminantes », entrent dans le calcul du GIR. Les 7 autres servent à construire le plan d’aide.
Voici les six niveaux, avec des exemples concrets :
- GIR 1 — Personne confinée au lit ou en fauteuil, fonctions mentales gravement altérées. Présence permanente indispensable. Exemple : maladie d’Alzheimer à un stade très avancé, ou personne grabataire après un AVC sévère.
- GIR 2 — Soit confinée au lit/fauteuil mais avec des fonctions mentales préservées, soit autonome physiquement mais avec des fonctions mentales très altérées (errance, désorientation totale). Exemple : personne en fauteuil ayant besoin d’aide pour la quasi-totalité des actes du quotidien.
- GIR 3 — Autonomie mentale conservée mais autonomie corporelle partielle : besoin d’aide plusieurs fois par jour pour la toilette, l’habillage, les transferts. Exemple : personne lucide mais qui ne peut plus se laver seule, et qui a besoin d’aide pour aller aux toilettes la nuit.
- GIR 4 — Besoin d’aide pour les transferts (se lever, se coucher) mais peut se déplacer une fois debout. Ou besoin d’aide ponctuelle pour la toilette, l’habillage, les repas. Exemple : personne qui marche dans son logement mais ne peut plus préparer ses repas seule.
- GIR 5 — Aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas ou le ménage. Pas d’APA, mais aide-ménagère possible.
- GIR 6 — Personne totalement autonome dans les actes essentiels de la vie quotidienne.
L’APA est versée uniquement pour les GIR 1 à 4. Si votre proche est évalué GIR 5 ou 6, la demande sera refusée — ce qui n’est pas une catastrophe : il existe d’autres aides via la CARSAT, la MSA ou la mutuelle, en fonction de son régime de retraite.
L’évaluation est réalisée à domicile par un professionnel du conseil départemental (médecin, infirmière coordinatrice ou travailleur social), lors d’une visite qui dure en moyenne 1 h à 1 h 30. Il est très utile que vous, en tant qu’aidant, soyez présent ce jour-là : vous pouvez objectiver des difficultés que votre proche minimise (les personnes âgées ont souvent tendance à « faire bonne figure » devant un visiteur).
Combien votre proche peut-il toucher en 2026 ?
Voici les plafonds officiels du plan d’aide APA à domicile au 1ᵉʳ janvier 2026 :
| GIR | Plafond mensuel maximum 2026 |
|---|---|
| GIR 1 | 2 080,33 €/mois |
| GIR 2 | 1 682,30 €/mois |
| GIR 3 | 1 215,99 €/mois |
| GIR 4 | 811,52 €/mois |
Source : service-public.gouv.fr — APA.
Attention : ce sont des plafonds, pas des montants automatiques. Le montant réellement attribué dépend du plan d’aide construit avec l’équipe médico-sociale lors de l’évaluation à domicile : nombre d’heures d’aide à domicile estimées nécessaires, besoin de portage de repas, de téléassistance, etc. Si les besoins évalués ne représentent que 600 € de plan d’aide, votre proche en GIR 3 touchera 600 €, pas 1 215 €.
À cela s’ajoute la participation financière du bénéficiaire, calculée selon ses revenus :
- Revenus mensuels inférieurs à 933,89 € : aucune participation, l’APA prend tout en charge
- Entre 933,89 € et 3 439,31 € : la participation augmente progressivement de 0 % à 90 % du plan d’aide
- Au-delà de 3 439,31 € : la participation est de 90 % du plan d’aide (l’APA finance donc 10 %)
Pour un couple, un calcul spécifique s’applique aux ressources combinées (article R232-5 du Code de l’action sociale et des familles) avant comparaison aux seuils.
Exemple chiffré concret : votre mère, GIR 3, vit seule avec 1 500 € de retraite par mois. Le plan d’aide évalué est de 1 000 €/mois (28 heures d’aide à domicile + portage de repas). Avec sa tranche de revenus, sa participation sera d’environ 203 €/mois (calcul : (1 500 – 933,89) / (3 439,31 – 933,89) × 0,9 × 1 000), et l’APA versera environ 770 €/mois directement au service d’aide à domicile ou à elle, selon le département.
L’APA est versée à terme échu, mensuellement. Elle n’est pas imposable et n’a pas à être déclarée aux impôts. Surtout — point très important — elle n’est pas récupérable sur la succession : à la différence de l’ASH (aide sociale à l’hébergement), aucune somme ne sera reprise à votre proche après son décès.
APA à domicile : à quoi sert l’argent
L’APA à domicile finance un plan d’aide personnalisé, construit avec l’équipe médico-sociale en fonction des besoins réels. Concrètement, l’argent peut couvrir :
- Les heures d’aide à domicile : ménage, aide à la toilette, aide au lever/coucher, préparation des repas. C’est de loin le poste principal (souvent 70 à 90 % du plan).
- Le portage de repas à domicile
- La téléassistance (le bracelet ou pendentif d’alerte)
- Le transport adapté (taxi conventionné, transport vers les rendez-vous médicaux)
- Les aides techniques : lit médicalisé, fauteuil roulant, déambulateur, lève-personne, barres d’appui, siège de douche
- Les petits aménagements du logement : rampes, plan incliné, monte-escalier (selon le département)
- L’accueil temporaire en EHPAD pour soulager un aidant (jusqu’à plusieurs semaines par an)
- Le dédommagement d’un proche aidant (sous conditions) : un enfant ou un proche peut être déclaré « salarié » via le CESU et rémunéré sur l’APA, sauf s’il s’agit du conjoint
- Le droit au répit du proche aidant : jusqu’à 583,52 €/an supplémentaires pour financer un hébergement temporaire ou un accueil de jour pendant que vous, l’aidant, prenez quelques jours de repos
Le plan d’aide est révisable à tout moment si la situation se dégrade (hospitalisation, chute, aggravation cognitive). Il suffit de contacter votre référent au conseil départemental.
APA en établissement : comment ça allège l’EHPAD
En EHPAD, la facture mensuelle se décompose en trois « tarifs » distincts :
- Le tarif hébergement (chambre, repas, ménage, animations) — à la charge du résident, environ 1 800 à 3 500 €/mois selon les établissements
- Le tarif soins — pris en charge par l’Assurance Maladie, jamais à votre charge
- Le tarif dépendance — c’est ici que l’APA intervient
Le tarif dépendance est fixé par chaque EHPAD et le conseil départemental. Il existe trois niveaux : un tarif « GIR 1-2 » (le plus élevé), un tarif « GIR 3-4 » (intermédiaire), et un tarif « GIR 5-6 » (le plus bas, payé par tous les résidents).
Le mécanisme : si votre proche est en GIR 1-2 ou GIR 3-4 et que ses ressources mensuelles sont inférieures à 2 846,77 € en 2026, il ne paie que le tarif dépendance GIR 5-6 (le plus bas). L’APA en établissement prend en charge la différence entre le tarif correspondant à son GIR réel et le tarif GIR 5-6.
Si ses revenus dépassent 2 846,77 €, une participation progressive lui est appliquée, qui peut grimper jusqu’à 80 % de la différence au-delà d’un second seuil de ressources fixé par décret (article R232-19 CASF).
L’APA en établissement est versée directement à l’EHPAD par le conseil départemental, ce qui réduit d’autant la facture envoyée à votre proche ou à vous.
Pour l’aide sociale à l’hébergement (ASH), qui finance le tarif hébergement quand les ressources ne suffisent pas, il s’agit d’une démarche distincte et qui, elle, peut être récupérée sur la succession — c’est un autre sujet.
Comment faire la demande — étape par étape
La demande d’APA est entièrement gratuite. Voici le parcours classique :
Étape 1 — Récupérer le dossier de demande.
Plusieurs possibilités :
- Téléchargez le Cerfa n°16301 (formulaire national unique) sur service-public.gouv.fr
- Ou utilisez le service en ligne du conseil départemental de votre proche (la démarche varie d’un département à l’autre)
- Ou retirez un dossier papier auprès du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la mairie, du point d’information local dédié aux personnes âgées, ou d’une maison France Services
Étape 2 — Constituer le dossier. Voir la liste détaillée des pièces dans la section suivante.
Étape 3 — Déposer la demande au conseil départemental. Le conseil départemental dispose de 10 jours pour vous adresser un accusé de réception confirmant que le dossier est complet (ou pour vous demander des pièces manquantes).
Étape 4 — Visite d’évaluation à domicile. Un professionnel du conseil départemental (souvent une infirmière coordinatrice ou un travailleur social) vient au domicile de votre proche pour évaluer sa perte d’autonomie selon la grille AGGIR. La visite dure environ 1 h à 1 h 30. Conseil : préparez à l’avance une liste des difficultés rencontrées au quotidien (chutes, oublis, incontinence…), et soyez présent.
Étape 5 — Proposition de plan d’aide. Sous quelques semaines, le conseil départemental envoie une proposition de plan d’aide détaillant : le GIR retenu, le montant du plan, la participation restant à charge, les types d’aides financées. Votre proche a 10 jours pour accepter, refuser ou demander des modifications.
Étape 6 — Notification et premier versement. Une fois le plan accepté, la décision est notifiée et le versement commence. Délai total maximum : 2 mois à compter du dossier complet. ⚠️ En pratique, dans les départements urbains (Île-de-France, Seine-Saint-Denis, Nord), le délai effectif atteint régulièrement 4 à 6 mois. Anticipez en demandant l’APA forfaitaire d’urgence si situation pressante. Si ce délai est dépassé, une APA forfaitaire provisoire de 1 040,17 €/mois (soit 50 % du plafond GIR 1) est versée automatiquement dès le 2ᵉ mois en attendant la notification définitive (article L232-14 CASF).
En urgence médicale ou sociale (sortie d’hospitalisation, décès du conjoint aidant, situation de danger), une APA d’urgence peut être attribuée en quelques jours, sur simple présentation de justificatifs médicaux.
Documents à préparer
Pour constituer un dossier complet du premier coup et éviter les allers-retours :
- Pièce d’identité de votre proche (carte d’identité, passeport ou livret de famille) — photocopie recto-verso
- Justificatif de domicile récent (facture EDF, quittance de loyer, taxe d’habitation)
- Dernier avis d’imposition (ou de non-imposition) sur les revenus
- Dernier avis de taxe foncière si votre proche est propriétaire
- Relevé d’identité bancaire (RIB) pour le versement
- Photocopie du livret de famille pour les couples
- Justificatifs des revenus de capitaux si placements ou biens locatifs
- Pour les personnes nées à l’étranger : titre de séjour en cours de validité ou carte de résident
- Certificat médical (facultatif mais conseillé) : pas obligatoire pour ouvrir le droit à l’APA, mais utile pour appuyer l’évaluation, notamment en cas de maladie neurodégénérative (Alzheimer, Parkinson, démence). Demandez-le au médecin traitant.
Si votre proche est déjà en EHPAD, l’établissement vous remettra le dossier et pourra l’aider à le compléter via son service social.
Cumul avec d’autres aides
L’APA se cumule avec :
- La retraite (de base et complémentaire) et l’ASPA (minimum vieillesse)
- L’allocation logement (APL, ALS, ALF)
- Le crédit d’impôt pour services à la personne, mais uniquement sur la part restant à charge du bénéficiaire (pas sur la part financée par l’APA)
- L’ASH (Aide sociale à l’hébergement), pour les résidents en EHPAD aux ressources modestes
- Les aides exceptionnelles ponctuelles d’Action Sociale CARSAT ou de caisse complémentaire
L’APA ne se cumule pas avec :
- La PCH (Prestation de Compensation du Handicap)
- La MTP (Majoration pour Tierce Personne, versée par la Sécurité sociale)
- L’ACTP (Allocation Compensatrice pour Tierce Personne)
- La PCRTP (Prestation Complémentaire pour Recours à Tierce Personne)
- L’aide-ménagère versée par la caisse de retraite ou l’aide sociale départementale
En cas de cumul interdit, votre proche doit choisir l’aide la plus favorable — l’équipe médico-sociale du département vous aidera à faire le calcul.
Recours si refus ou désaccord sur le GIR
Si la décision ne vous satisfait pas (refus d’APA, GIR jugé trop bas, plan d’aide insuffisant), deux recours successifs sont possibles :
1. Le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) : dans un délai de 2 mois à compter de la notification, vous adressez un courrier recommandé avec accusé de réception au président du conseil départemental. Vous y exposez vos arguments et joignez tout justificatif utile (certificat médical, témoignage de l’aidant, photos du logement…). Le conseil départemental dispose ensuite de 2 mois pour répondre.
2. Le recours contentieux devant le tribunal administratif : si le RAPO est rejeté ou sans réponse au bout de 2 mois, vous disposez de 2 mois supplémentaires pour saisir le tribunal administratif. La procédure est gratuite, l’avocat n’est pas obligatoire.
En pratique, beaucoup de désaccords portent sur le GIR (4 au lieu de 3, par exemple). Le levier le plus efficace est de demander une nouvelle évaluation à domicile en y associant le médecin traitant ou un gériatre, qui peut produire un certificat circonstancié décrivant précisément les troubles.
⚠️ Méfiance : aucun site officiel ne vous demande de paiement pour vous aider à faire la demande. Les démarches APA sont 100 % gratuites auprès de votre conseil départemental ou via les services publics (service-public.gouv.fr et pour-les-personnes-agees.gouv.fr). Méfiez-vous des sites qui proposent un « accompagnement payant » pour 49 € ou des appels téléphoniques non sollicités qui se font passer pour des « conseillers retraite ». L’administration ne démarche jamais par téléphone pour vous proposer une aide.
Pour aller plus loin
- 📞 Conseil départemental de votre proche — le service « Solidarité » ou « Personnes âgées » est votre interlocuteur unique. Numéro disponible sur le site du département (par exemple, departement-XX.fr).
- 📞 Allô Service Public : 3939 (du lundi au vendredi, 8h30-19h, gratuit depuis un poste fixe)
- 📞 Numéro vert national perte d’autonomie : 0 800 06 11 11 (gratuit, plus spécialisé que le 3939)
- 🌐 service-public.gouv.fr : Fiche APA officielle
- 🌐 Pour les personnes âgées : pour-les-personnes-agees.gouv.fr — portail officiel avec annuaire des EHPAD et comparateur des restes à charge
- 🌐 CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) : cnsa.fr
- 🌐 France Alzheimer : francealzheimer.org — accompagnement et conseil aux familles
- 🌐 France Parkinson : franceparkinson.fr
- 📍 Maisons France Services : un agent vous aide gratuitement à monter le dossier. Annuaire sur france-services.gouv.fr
« L’APA est un droit universel : aucune condition de ressources, seulement une évaluation médicale du niveau d’autonomie. »
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Questions fréquentes
Non, le seuil de 60 ans est strict. Avant 60 ans, la prestation équivalente est la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), à demander auprès de la MDPH de son département. La PCH couvre des besoins similaires (aide humaine, aides techniques, aménagement du logement) avec un système d’attribution différent. À 60 ans, votre proche pourra basculer vers l’APA ou conserver la PCH selon le calcul le plus favorable.
Non, l’APA n’est jamais récupérable sur la succession, quelle que soit la valeur du patrimoine laissé. C’est une différence majeure avec l’ASH (Aide sociale à l’hébergement), qui, elle, peut être récupérée par le département après le décès du bénéficiaire.
Non, l’APA est attribuée sans limitation de durée tant que les conditions sont remplies. Une révision peut intervenir en cas de changement de situation (déménagement, aggravation de l’état de santé, modification de revenus), à votre demande ou à celle du conseil départemental.
Le délai légal maximum est de 2 mois entre le dépôt du dossier complet et la notification. En pratique, certains départements répondent en 4 à 6 semaines, d’autres mettent davantage. En cas d’urgence (sortie d’hospitalisation, décès d’un aidant), une APA d’urgence peut être versée sous quelques jours sur dossier simplifié.
Oui, sous conditions. Un enfant peut être déclaré salarié de son parent via le Chèque Emploi Service Universel (CESU) et rémunéré sur l’APA. En revanche, le conjoint ne peut pas être rémunéré ainsi. Attention : ce statut implique des cotisations sociales et n’ouvre pas systématiquement à l’assurance chômage. Un travailleur social du département vous expliquera les implications avant de valider cette option.
Oui, à condition qu’il réside réellement en France de façon stable et régulière. La domiciliation administrative n’est pas le seul critère ; l’équipe d’évaluation vérifie la situation réelle. Si votre proche vit officiellement chez vous, il peut domicilier sa demande à votre adresse.
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📚 Sources officielles
Article vérifié le 16 mai 2026 — montants 2026 issus des barèmes officiels.